Exclusion et précarité

L’augmentation du chômage, les difficultés d’insertion professionnelles, les ruptures familiales ont conduit à la multiplication des situations de précarité et d’exclusion.

Les mots clés:

Précarité: caractère incertain ou irrégulier des ressources et fragilité qui en résulte dans la vie quotidienne, familiale et sociale.

Précarité énergétique: difficulté, voire incapacité, à pouvoir chauffer correctement son logement à un coût acceptable.

Pauvreté: modestie ou insuffisance de moyens monétaires ne permettant pas de vivre dignement ; niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté.

Seuil de pauvreté: niveau de revenus au dessous duquel un individu est considéré comme pauvre.

Exclusion sociale: marginalisation, mise à l’écart d’une personne en raison d’un trop grand éloignement avec le mode de vie dominant de la société.

Sans domicile fixe (SDF): personne qui vit dans la rue ou en habitat très précaire.

Travailleur pauvre: personne dont les revenus ne suffisent pas à offrir un niveau de vie supérieur au seuil de pauvreté.

Droit au logement opposable (DAL): tout demandeur prioritaire qui n’a pas obtenu de proposition de logement à l’issue d’un délai de 6 mois maximum peut engager un recours contentieux devant le tribunal administratif pour faire valoir son droit au logement.

Minima sociaux: prestations visant à garantir un montant minimum de revenus à des personnes ne pouvant pas tirer de ressources suffisantes de leur activité.

Revenu de solidarité active (RSA): allocation versée aux bénéficiaires de minima sociaux qui reprennent un emploi mais dont les revenus sont limités.

Les dates importantes:

1988: mise en place du revenu minimum d’insertion RMI
2000: mise en place de la couverture maladie universelle
2008: instauration du droit au logement opposable (DAL)
2009: mise en place du revenu de solidarité active (RSA)
2010: extension du RSA aux jeunes de 18 à 25 ans

La pauvreté:

La pauvreté est non réductible à l’indicateur monétaire. Elle concerne également le logement, la santé, la formation, le travail et la vie familiale. Les personnes touchées par la pauvreté sont essentiellement les travailleurs non qualifiés, les chômeurs, les retraités, les familles monoparentales, les jeunes de moins de 25 ans en rupture de lien familiaux.
Les facteurs favorisant cette pauvreté sont le chômage de longue durée, manque de qualification, illettrisme, précarité du logement, surendettement, divorce, maladie…

L’exclusion sociale:

L’exclusion sociale se caractérise par trois phénomènes simultanés: le cumul de plusieurs situations de privation (emploi,revenus,droits), un rapport social négatif (stigmatisation d’un quartier) et rupture des liens sociaux traditionnels (perte du statut de salarié, rupture familiale). Il convient de distinguer plusieurs formes d’exclusion: professionnelle, économique, culturelle, familiale, raciale…

Pour lutter contre l’exclusion sociale il existe des aides sociales (ensemble de prestations sociales versées aux personnes en situation de pauvreté); insertion professionnelle; accompagnement personnalisé (emploi, soins, logement, culture, éducation); RSA; SAMU social, centres d’hébergement, Emaus,  secours catholique, secours populaire, les restos du cœur….

Santé et précarité:
La santé n’est pas un déterminant de la précarité et l’inverse non plus.

En effet, il n’est pas constaté à ce jour de pathologies spécifiques à la précarité ou à la pauvreté. Néanmoins, un lien entre santé et précarité peut être fait.

« La santé, ce n’est pas seulement les soins. Vivre dans la pauvreté, c’est vivre dans les soucis. Quant tout manque, les parents se sentent humiliés. De plus la pauvreté attaque la santé : le bruit, la pollution, les mauvais logements, l’humidité, l’inquiétude, ça use le corps et l’esprit. » Colloque de l’OMS à Bruxelles, 1993.

De mauvaises conditions de vie (logements vétustes voire insalubres, sous et malnutrition, hygiène, climat affectif, insécurité, dégradation de l’image de soin…) influent sur l’état de santé. Et les rapports au système de soins et de protection sociale ne sont pas toujours présents.

Dans les liens entre santé et précarité, on peut donc souligner le poids de certains facteurs dont les effets, dans la durée, représentent toujours un risque pour la santé. Quelques exemples :
les formes de précarité économique, sociale et familiale ;
l’impossibilité de trouver ou retrouver un emploi ;
des formes de travail déqualifié, pénible ou dangereux ;
le développement massif d’un mal-être de société, qui projeté dans l’univers social, ou vécu dans la solitude, conduit à une progression visible de la souffrance psychique.
« La véritable médecine, toujours selon la tradition hippocratique, commence avec la connaissance des maladies invisibles, c’est-à-dire des faits dont le malade ne parle pas, qu’il n’en ait pas conscience ou qu’il oublie de les livrer. »Pierre Bourdieu (sociologue français)
Les sites:
Ministère des solidarités et de la cohésion sociale:www.solidarite.gouv.fr
Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale: www.onpes.gouv.fr
Observatoire des inégalités: www.inegalites.fr

 

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L’exclusion est le rejet,la mise à l’écart, la marginalisation d’un certain nombre de personnes par la collectivité.

Les différentes formes d’exclusion:

-professionnelle(chômage)
-économique ou dit de la consommation(alimentaire,vestimentaire,loisir du fait de la pauvreté)
-système sociale(accès aux soins)
-logement
-communauté: perte du rôle social et des relations sociales(peu être du à une incarcération ou départ à la retraite)
-familiale(célibat ou divorce)
-culturelle(échec scolaire et illettrisme)
-géographique
-ethnique(difficultés ou refus d(intégration, voire racisme)

La pauvreté

-le quart-monde:état de pauvreté absolue(ne pas disposer du minimum vitale). cet état se transmet souvent de génération en génération car ses personnes cumulent des handicaps sociaux(illettrisme,handicaps physique ou mental, absence de logement..)

-état de pauvreté relative:c’est avoir moins que les autres(ressources inférieur au seuil de pauvreté)

-état de précarité: c’est être plus exposé que d’autre à la pauvreté qui constitue une menace immédiate.La survenue d’un évènement peut faire basculer ces ménages dans la pauvreté.Ce sont des couches sociales fragilisées dont sont issus les “nouveaux pauvretés”.

Il y a 6,3% de la population qui vivent sous le seuil de pauvreté.2,6 millions de personnes ont recours aux circuits de distribution alimentaire.

1)CAUSES

-persistance de la pauvreté(famille monoparentale et moins de 25 ans touchés, personnes de plus de 50 ans)
-mauvaise conjoncture économique
-crise du logement
-reforme de l’assurance chômage de 2004
-augmentation du surendettement
-divorces

problèmes médicaux et psychologiques qui sont de gros problèmes d’exclusions et de précarités

2)CONSÉQUENCES

-mendicité, délinquance,prostitution
-violence
-alcoolisme et/ou toxicomanie
-placement des enfants
-opinion plus sévères à l’égard des pauvres
-conseils généraux ont du mal à assumer le poids croissant du RMI
-personnes mal logés de sans abri
-inégalité de santé et d’accès aux soins(espérance de vie plus courte et plusieurs pathologies)
-illettrisme(3,1 millions en France)

3) SOLUTIONS

-la loi lutte contre les exclusions 1998
-loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005
-collectivités locales
-CAF
-le tissu associatif(organisme caritatives et association intermédiaires)
-RMI
-incitations au retour à l’emploi(cirma,contrat avenir)
-aide au surendettement et au crédit
-CMU
-atelier santé ville
-lutte contre l’échec scolaire et illettrisme
-aide alimentaire

Le revenu de solidarité active (RSA)
L’allocation de solidarité spécifique (ASS)
L’allocation équivalent retraite de remplacement (AER-R) et l’allocation transitoire de solidarité (ATS)
L’allocation temporaire d’attente (ATA)
L’allocation aux adultes handicapés (AAH)
L’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI)
L’allocation veuvage (AV)
Les allocations du minimum vieillesse
Le revenu de solidarité (RSO)
Les prestations familiales
Les aides au logement
La prime pour l’emploi (PPE)
La couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C)
Ici un dossier super complet :https://www.cnle.gouv.fr/IMG/pdf/DREES_minima_sociaux_2013.pdf

Conclusion
exclusion et misère ne sont pas des phénomènes nouveaux, mais on pensait que la richesse croissante de notre société et l’état providence finiraient par les vaincre.La cohésion sociale est devenue un objectif politique prioritaire.

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