Le 20 juin 2014, le CHU de Strasbourg a réalisé  la première autogreffe de tissu ovarien cryoconservé au Centre Médico-Chirurgical et Obstétrical (CMO). Soumise à protocole de recherche, cette réutilisation aprés traitement stérilisant est une chance pour la patiente guérie de concevoir avec ses propres ovocytes.
Auto-transplantation de fragments de tissu ovarien
Pour préserver la fertilité d’une patiente de 28 ans souffrant d’un Lymphome de Hodgkin, son tissu ovarien a été prélevé au CMCO en 2009, avant le début de la chimiothérapie risquant d’altérer irrémédiablement sa fertilité ; une intervention réalisée dans le cadre de dans le cadre de la préservation de la fertilité. Après conditionnement en petits fragments,  le cortex ovarien a été congelé et conservé dans l’azote liquide au CECOS Alsace (Centre d’Etude et de Conservation des Œufs et du Sperme, Dr I. Koscinski).
En 2013, la patiente en rémission complète désire un enfant. La  réunion de concertation pluridisciplinaire d’Hématologie donne son accord. L’examen anatomopathologique de fragments ne retrouve pas de cellule maligne, et constate une bonne densité folliculaire.
L’autogreffe est réalisée dans le cadre d’un protocole de recherche multicentrique (DATOR), dont le centre coordinateur est le CHU de Besançon. L’intervention est effectuée au CMCO par le Dr Olivier Pirrello, assisté par le Dr P. Piver du CHU de Limoges, initiateur de la greffe de tissu ovarien en France. Deux cœlioscopies sont nécessaires.
Des fragments assemblés en un chapelet sont fixés sur l’ovaire ; d’autres sont déposés sur la fossette péritonéale.
Un suivi rapproché de la reprise de la fonction ovarienne est programmé. Si une grossesse ne survient pas spontanément, le recours à une Fécondation in vitro sera envisagé.
Actuellement, plus de 70 patientes âgées de 2 mois à 36 ans, ont eu recours à la cryoconservation de tissu ovarien au Centre d’Etudes et de Conservation des Oeufs et du Sperme (CECOS) d’Alsace depuis 2007. Quelques-unes ont déjà demandé la réutilisation de leur tissu ovarien, et l’auto-transplantation de la deuxième patiente Strasbourgeoise est d’ores et déjà prévue.
Reseau-CHU

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