Depuis le début de l’année 2014, des cas de maladie à virus Ebola ont été rapportés dans quatre pays d’Afrique : Guinée, Libéria, Sierra Leone et Nigéria. Les autorités sanitaires de ces pays, en lien avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de nombreux Etats, dont la France, sont mobilisées pour prévenir l’expansion du virus à d’autres pays. Selon l’évaluation de risque de l’European Centre for Disease Control (ECDC), le risque d’importation du virus Ebola par le biais des voyageurs au sein de l’Union Européenne est très faible mais ne peut être totalement exclu.

Dès l’identification d’un premier cas d’Ebola en Guinée le 23 mars 2014 par un laboratoire français, un message d’alerte a été adressé par les autorités sanitaires françaises au Comité de sécurité sanitaire (HCS) et à la Commission européenne.

Depuis cette date, le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes surveille la situation épidémiologique des pays d’Afrique où sévit la maladie à virus Ebola, en lien avec les acteurs sanitaires nationaux (Haut Conseil de la santé publique, Institut de veille sanitaire, etc.), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’European Centre for Disease Control (ECDC).

La France se prépare depuis plusieurs années à la gestion de ce type d’événements émergents et dispose d’établissements de santé de référence et de laboratoires de très haute sécurité permettant de faire face, si nécessaire, à ce type de virus. Une coordination gouvernementale est en outre assurée en permanence sur ce sujet, ainsi qu’entre États membres de l’Union européenne, en lien avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Dispositif sanitaire national

Le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes organise très régulièrement des réunions de coordination interministérielle pour assurer la bonne information des autres ministères sur les connaissances de l’épidémie et les caractéristiques du virus Ebola, ainsi que sur les différentes mesures mises en œuvre et sur les recommandations à destination des professionnels de santé, des agences régionales de santé (ARS), des compagnies aériennes et maritimes et des voyageurs.

Dispositif de surveillance épidémiologique

La situation épidémiologique – nationale et internationale – est suivie avec attention par l’Institut de veille sanitaire (InVS), chargé d’assurer les actions de surveillance, de vigilance et d’alerte sur le virus Ebola. Un dispositif de veille sanitaire spécifique à Ebola a été mis en place, dès mars 2014, afin d’identifier, de prendre en charge et d’isoler très précocement toute personne susceptible d’être contagieuse sur le territoire.

Consultez le point de situation de l’InVS sur la Fièvre hémorragique virale (FHV) à virus Ebola en Afrique de l’Ouest (mise à jour régulière)

Pour éviter que le virus ne se propage hors des zones actuellement touchées, des mesures de prévention spécifiques ont été prisespar les pays concernés, mais également par les autorités sanitaires françaises :

  • Au niveau des pays touchés par le virus, un dépistage des voyageurs est réalisé par des soignants, avant l’embarquement, dans les aéroports des pays à risque ;
  • Pour parer à tout risque d’importation du virus en France, le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes met à disposition des compagnies aériennes des dépliants d’information destinés aux passagers de vols directs voyageant entre la France et les zones à risque ;
  • Les mesures de prévention consistent également à prendre en charge très rapidement tout cas suspect de retour d’un pays à risque, afin de pouvoir l’isoler très rapidement et le prendre en charge dans des conditions optimales.

Dispositif de détection et de prise en charge de possibles cas suspects

À partir de l’avis du Haut conseil de santé publique (HCSP) du 10/04/2014, le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes a défini un dispositif de prise en charge dans l’hypothèse où un cas serait détecté en France (signalements de cas, protocoles de prise en charge, dispositifs de renfort éventuels, etc.).

Une procédure établie par le ministère prévoit les conditions de transport, d’isolement dans une structure hospitalière adaptée, de réalisation des examens sans risque d’exposition des professionnels et de prise en charge thérapeutique des possibles cas suspects.

Le ministère a établi, le 25 août 2014, la liste des établissements de santé, dont les établissements de santé de référence (ESR), qui disposent des capacités opérationnelles pour accueillir un malade atteint par le virus Ebola (sur la base des évaluations sur site menées par les Agences régionales de santé). Cette liste est actualisée en tant que de besoin.

Les professionnels de santé ont été informés de ce dispositif via des messages d’alerte (“DGS-Urgent” pour les médecins libéraux et messages d’informations spécifiques pour les établissements hospitaliers). Des consignes leur ont été adressées sur la conduite à tenir devant une personne susceptible d’être atteinte par la maladie, aussi bien sur les modalités de diagnostic biologique, que sur la procédure d’alerte des autorités sanitaires et le dispositif de prise en charge médicale. Les procédures à respecter pour assurer leur propre protection leur ont également été rappelées. Des mises à jour leur sont adressées en fonction de l’évolution de la situation.

Dispositif de prévention et d’information

Pour prévenir toute importation du virus en France, le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes met en œuvre des actions d’information et de sensibilisation régulières à l’attention des divers publics concernés :

Professionnels de santé et professionnels des transports

  • Sensibilisation des personnels des compagnies aériennes et des personnels portuaires sur les risques encourus ;
  • Sociétés d’assistance en charge des rapatriements : rappel de la nécessité d’informer systématiquement la Direction générale de la santé (DGS) de toute suspicion de cas d’Ebola.

Recommandations aux voyageurs

Le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes actualise régulièrement le dispositif d’information aux voyageurs à destination des zones à risque en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique, en lien avec le Ministère des affaires étrangères.

Depuis le 31 juillet 2014, le ministère des Affaires étrangères et du Développement international et le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes recommandent aux Français de suspendre, sauf raison impérative, tout projet de voyage dans les pays où des cas de fièvre hémorragique à virus Ebola sont avérés (Guinée, Sierra Leone, Libéria, Nigéria).
Cette recommandation est disponible sur le site du ministère des Affaires étrangères.

Les voyageurs à destination ou de retour de ces pays peuvent trouver des informations sur les recommandations sanitaires sur les sites du ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes et du ministère des Affaires étrangères.
Les Français résidant dans les pays touchés doivent se conformer aux recommandations sanitaires locales ainsi qu’aux recommandations émises par les postes diplomatiques français sur place.

Consultez la Fiche conseils aux voyageurs – Maladie à virus Ebola (Français et anglais) (PDF – 173.8ko)

Informations destinées au public

Des informations sur la maladie à virus Ebola sont mises à la disposition du public sur les divers sites :

Vous pouvez aussi consulter :

Actions menées dans les pays d’Afrique concernés

Le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes a participé, en concertation avec le ministère des Affaires étrangères et du Développement international, à la définition des modalités de poursuite de la mission bilatérale d’expertise médico-scientifique en place auprès du Ministère de la santé guinéen.

Plusieurs experts ont ainsi été dépêchés (épidémiologistes, virologues, infectiologues), notamment le Directeur du centre national de référence et des réservistes sanitaires de l’Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS). A ce jour, quatre missions ont été menées entre avril et mai pour aider les autorités guinéennes à organiser la réponse à l’épidémie d’Ebola et à améliorer la prise en charge des patients.

Le ministère poursuit en outre un travail de recensement des professionnels de santé susceptibles de participer à la nouvelle mission de l’OMS.

Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes – www.sante.gouv.fr

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