Le gouvernement mobilisé contre l’épidémie de chikungunya aux Antilles et en Guyane

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur et George Pau-Langevin, ministre des Outre-Mer, suivent quotidiennement l’évolution de l’épidémie de chikungunya, maladie virale transmise par les moustiques, qui frappe les Antilles et la Guyane afin d’y apporter les réponses les plus efficaces.

La situation est contrastée selon les zones concernées. Les points épidémiologiques réguliers effectués localement montrent une relative stabilisation de la situation à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy. Depuis le début de l’épidémie, 3 490 cas cumulés ont été recensés à Saint-Martin et 650 à Saint-Barthélémy. Les départements les plus touchés sont la Guadeloupe (plus de 46 000 cas) et la Martinique (40 000 cas). En Guyane, 470 cas ont été comptabilisés dont 30% de cas importés.

A ce jour, 22 personnes infectées par le virus sont décédées sans que l’on puisse imputer la responsabilité de leur décès au seul virus du chikungunya.

Les acteurs locaux et nationaux renforcent leur mobilisation pour assurer un suivi précis de l’épidémie afin d’apporter les réponses adaptées et coordonnées qui s’imposent pour protéger les populations. Ainsi, des comités de gestion se réunissent sous l’égide des préfets de département en lien avec les agences régionales de santé (ARS) pour analyser l’évolution de l’épidémie et décider des mesures concrètes à mettre en œuvre sur le terrain.

La mobilisation des acteurs s’articule autour de trois axes complémentaires : la prévention, la lutte anti-vectorielle et l’adaptation de l’offre de soins.

En matière de prévention et de lutte anti-vectorielle, les partenaires sensibilisent activement les populations aux mesures qui peuvent être prises pour se protéger des moustiques. Ils incitent les populations à la destruction manuelle des gîtes larvaires à proximité des habitations.

Des opérations de nettoyage de l’environnement ont été menées à l’occasion d’opérations « coup de poing » par les services de l’Etat en étroite collaboration avec les collectivités locales.

Pour renforcer cette lutte anti vectorielle le ministère de l’intérieur a envoyé une mission d’appui de la sécurité civile pour anticiper et planifier une action d’ampleur, en complément des moyens locaux déjà mis en œuvre, en fonction des besoins spécifiques identifiés. Ainsi, une quarantaine de sapeurs pompiers et des militaires de la sécurité civile de métropole sont prêts à être engagés dès le mois de juillet.

Ministère des Affaires sociales et de la Santé – www.sante.gouv.fr

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